
Au coin de cette bouche
où j'aimerais me poser,
il est ce qui me touche
le sel de tes baisers.
Sur cette peau de douce
qu'il est bon effleurer
sur ce grain qui m'émousse
j'aimerais m'allonger.
Sur ces lèvres de miel
que j'aimerais goûter
c'est tout un arc-en-ciel
que je pourrais presser.
Que cette rose éclose
à la plume du poète
me soit enfin dispose
tel un grand jour de fête.
Au coin de cette bouche
où j'aimerais me poser
il est ce qui m'effarouche
l'angoisse de t'aimer.