
Je l'aime d'un amour
qui ne dit pas son nom
mais qui vibre toujours
sur ses apparitions.
Je l'aime de ces mots
que je tais en mon coeur
mais espérés si haut
qu'ils fusent de mon corps.
Je n'ose pas lui dire
que sans elle j'ai mal
à mourir de soupirs
aussi forts qu'un mistral.
Comme il est difficile
de rester impassible
près de ce cou gracile
aux baisers impossibles.
Je rêve de ces lèvres
ourlées de leurs promesses
de subir maintes fièvres
sur leur grain de tendresse.
Je me noie dans ces yeux
irisés d'un azur
brillant comme les feux
d'une intense brûlure.
Je me perds dans le casque
doré de ses cheveux
où mes songes fantasques
l'élèvent jusqu'aux cieux.
Je l'aime d'un amour
qui ne se livre pas
mais qui sera toujours
dans l'ombre de ses pas.