
C'était le bon temps
quand je t'adorais
de tous ces instants
où je te louais.
Chaque jour passé
naissait de ton nom
il t'était dédié
d'un amour profond.
La bise en soirée
caressait les dunes
ravies d'onduler
sous la pleine lune.
Le vent du matin
dispersait les brumes
le soleil mutin
brûlait le bitume.
C'était le moment
que j'affectionnais
où dans le levant
tu apparaissais.
Astre percutant
de mes petits riens
tu fleurais l'encens
d'un ange gardien.
Le ciel s'enivrait
de tes yeux d'azur
comme des bleuets
aux belles diaprures.
Fée ou bien déesse
de ce ciel transis
tu étais l'hôtesse
de mon coeur meurtri.
Tu fermais d'amour
mes mille blessures
pleurant sans détour
de ton âme pure.
Tes larmes de sang
sur mon coeur d'ébène
coulaient comme un chant
pour guérir mes peines.
Ce rouge et ce noir
s'inventaient des rêves
portés par l'espoir
de s'unir sans trêve.
C'était le bon temps
quand je t'attendais
sous un ciel d'argent
où je te priais.