
Tandis que la terre stérile
attendait les larmes du ciel
j'errais dans ce désert hostile
aux oasis intemporelles.
C'était un ultime voyage
la fin d'une vie bien remplie
même si, chargée de nuages,
elle en fut souvent assombrie.
Comme sur ces steppes brûlées
au sol décapé par le vent
je me suis souvent décharné
à marcher sous leur ciel ardent.
Ou errant dans la solitude
de ces rivières asséchées
je me perdais d'incertitudes
pour ne pas m'y désaltérer..
Ne restaient de ces aventures
que maigres chagrins et regrets
érodés par la lente usure
d'un mauvais temps qui s'ennuyait.
Tandis que la terre souffrait
de ne pouvoir s'abreuver
dans son tréfonds je m'avançais
sous l'horizon pour m'effacer.