Pour te dire combien je t'aime laisse-moi t'inventer des mots fleuris des rêves que tu sèmes résonnant plus haut que l'écho. Pour t'écrire un simple poème il me faudrait tout l'océan pour tremper ma plume bohème et graver sur le sable blanc. Ecoute couler...
Pas important juste un enfant larmes de sang pas bien méchant Il peut souffrir à en gémir ou bien mourir dans un soupir On n'entend point quand mort de faim il tend la main pleurant sa fin. On ne voit plus quand il est nu d'être battu ou dans la rue....
Quand je passe sous ce pont c'est tout mon corps qui se braque il n'y a plus de cartons plus rien de son bric à brac. Sur le banc il était là René c'était un mec bien toujours à dire "ça va?" René c'était mon copain. Ici c'était son domaine il t'y racontait...
Un vent du sud mutin berce le blé qui ploie, la rosée du matin perle en gouttes de soie, un couple de serins romance sur les toits... Tout ça n'est presque rien c'est juste un peu de toi. Un regard très coquin sur un corps en émoi, une gorge d'airain...
Je suis un insurgé ma plume tourmentée se perd au caniveau des pauvres mendigots. Je suis un déjanté prônant l'égalité avec ceux qui n'ont rien com' si c'était humain. Je n'ai que des chimères à offrir en misère aux frères dépourvus que j'aime dans la...
Elle dort sereinement sous la caresse du vent je m'approche lentement de ses rêves nonchalants. Je m'accroche à ses pensées que je voudrais enchantées sur cet espoir effréné de pouvoir toujours l'aimer. Je la trouve si jolie que j'en deviens tout petit...
Mon cœur saigne à nouveau, il se vide à grands flots en de sombres ruisseaux roulant au caniveau. C'est celui d'un amant perdu de s'être ouvert sur de pauvres serments dont tu n'avais que faire. Toi tu viens t'abreuver de ma vie déchirée en ce sang étalé...
J'aimais ces cieux sans voiles où brillaient les étoiles illuminant ma voie parce que c'était toi. Je chantais sous la lune complice entre les dunes de ces instants de joie parce que c'était toi. J'écrivais sur le sable l'amour incomparable que je portais...
C'est avec de simples mots que je te dis mon amour mon langage n'est pas beau mais s'exprime sans détour. Tu es belle je suis laid comme ton Quasimodo, mon Esméralda tu es nous sommes enfants d'Hugo. Voici une fleur des champs pour célébrer cet amour...
Pourtant ils avaient dit la guerre c'est fini la paix sera ici nous serons tous amis. Hélas rien n'a changé les blés se sont couchés sous les bombes armées du sang des condamnés. Pourquoi? c'est des enfants naïfs et innocents que les envahissants massacrent...
S'écrier d'écrire à n'en plus finir jusqu'à en souffrir et même en mourir. Déchirer les nuits d'une plume aigrie sur des mots maudits de peurs et d'envies. Pourfendre les jours de cris sans détours à l'encre qui court en de maux trop lourds. La main se...
C'est toi l'hôtesse de mes rêves tu es l'aurore qui se lève sur la parcelle de bonheur que je cultive dans mon coeur. Du matin aux premiers émois je ne peux que penser à toi et tandis que tombe la nuit c'est toujours toi que je chéris. Des étoiles tu...
J'aurais voulu vous aimer comme il sied à une fée en vous offrant chaque jour l'audace de mon amour. Partager en chaque instant le feu de mes sentiments vous brûler de mes baisers pour votre cœur embraser. Faire de votre regard la lumière de ce phare...
Tandis que la terre stérile attendait les larmes du ciel j'errais dans ce désert hostile aux oasis intemporelles. C'était un ultime voyage la fin d'une vie bien remplie même si, chargée de nuages, elle en fut souvent assombrie. Comme sur ces steppes brûlées...
Dans la maison abandonnée ne résonne que le néant les rires se sont effacés elle s'éteint, tout doucement. Sur la terrasse désertée les oiseaux n'offrent plus leur chant les roses sont toutes fanées elle s'en va tout simplement. Du ciel ne reste que le...
Près du sapin j'ai déposé ton sac à main et tes souliers. Dis-moi pourquoi tu es partie, ici j'ai froid sans tes mimis. Papa me dit que tu voyages, moi je m'ennuie de ton visage. Les jours sans toi sont longs et gris, le ciel se noie de sombres pluies....
Les enfants de la nuit s'insurgent dans mes rêves ils défilent sans bruit jusqu'au jour qui me lève. Ils viennent réclamer ce qui leur est promis le bonheur espéré d'un destin qui sourit. Orphelins en détresse ils n'ont pas de famille ils errent sans...
Je suis l'enfant battu de tous je suis connu les voisins, les amis, et la maîtresse aussi. On me plaint par ici mais par là on m'oublie pas facile il paraît de compter pour de vrai. Je suis l'enfant maudit sur moi toujours on crie ma faute est d'exister...
Tout ce qui ne meurt pas fait de notre destin ce qui nous restera mais que sera demain? Une planète usée de s'être trop offerte à cette humanité qui l'a rendue inerte. Une terre blessée de ses nombreuses guerres qui n'ont rien apporté sinon haine et misère....
Tu es de notre vie le ciment qui unit les pierres de passion qui font notre maison. Tu vis à mes côtés telle une ombre effacée discrète comme un vent se mourant dans les champs. Tes lèvres sont scellées sur les mots effacés de ta pauvre existence qui...
Bonjour le paradis c'est donc là où tu vis depuis ton abandon je n'ai plus de raison. Ici rien n'est normal et j'ai toujours du mal à être comme avant je suis toujours absent. Je n'ai plus d'émotions ni de motivations je vis au ralenti un peu comme un...
Je les vois près de moi des premiers aux derniers. Invisibles inaudibles tout autour nuit et jour. Blanc de peau noir de maux je les sens dans mon sang. Ils m'attendent en offrande ils m'invitent dans leur suite. Je les suis d'une vie qui s'achève sans...
Je suis celui de la rue on dit souvent que je pue c'est l'odeur de la misère qui ne connait de frontières. Que ce soit là ou ailleurs il n'est pas plus grand malheur que de périr de sa faim aux pieds des grands magasins. Ou tout près des restaurants aux...
C'était le bon temps quand je t'adorais de tous ces instants où je te louais. Chaque jour passé naissait de ton nom il t'était dédié d'un amour profond. La bise en soirée caressait les dunes ravies d'onduler sous la pleine lune. Le vent du matin dispersait...
A rouiller dans la rue on n'a plus d'avenir de cette vie perdue on voudrait en partir. Du froid et de la faim de cette indifférence parce qu'on n'est plus rien qu'une peau de souffrances. On ne peut se poser autrement qu'en passage sur la route forcée...