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    Mots dits désolants font mon écriture criant lentement en sombres murmures.

     

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    Hier...

    Et les hommes tombèrent

    pour un dieu, une idole

    ils se firent la guerre

    sans autre protocole.

     

    Sous les cieux noirs de cendres

    la terre était de sang

    que les eaux, pour répandre,

    charriaient de leurs courants.

     

    Et les dieux, dépassés,

    se firent silencieux

    sur ces atrocités

    mettant le monde en feu.

     

    Aujourd'hui...

    Ça fait déjà longtemps

    que la guerre a cessé

    faute de combattants

    qui se sont massacrés.

     

    Le dernier champignon

    les a tous irradiés

    il n'est plus de nations

    très peu d'Humanité.

     

    Sur la terre brûlée

    rouillent fleurs de ciment

    aux épines d'acier

    et pétales de sang.

     

    Les arbres pétrifiés

    tendent vers le ciel noir

    leurs branches décharnées,

    prière ou désespoir.

     

    La rivière tarie

    n'est plus qu'un fin sillon

    que pressé je franchis

    pour chérir ma passion. 

     

    Car au bout du chemin

    il est toi, mon aimée

    l'astre de ce destin

    qui aurait pu changer.

     

    Ceux des Terres d'en Haut

    auxquels tu appartiens

    voudraient me faire la peau

    comme un simple lapin.

     

    Ma famille non plus

    ne te désire pas

    les tiens sont tous exclus

    sur les Terres d'en Bas.

     

    Mais nous deux, on s'en moque

    on veut juste s'aimer

    ce pays qui suffoque

    on va s'en évader.

     

    Retrouver le ciel bleu

    le soleil, les forets

    les oiseaux merveilleux

    bref quand c'était la paix.

     

    Par la lame acérée

    qui vient de nous unir

    nos sangs vont se mêler

    dans un dernier soupir.

     

    à  Juliette

     



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    C'est pour vous que je slame

    les bouquets de mon âme

    quand se grise ma plume

    de vos mots qui parfument.

     

    Vous êtes de la pluie

    l'arc-en-ciel qui s'ensuit,

    de ses feux irisant

    gouttelettes d'argent.

     

    Vous êtes du miroir

    l'image de l'espoir,

    l'étain qui réfléchit

    l'encre de vos écrits.

     

    Je détourne la lune

    alanguie sur les dunes

    pour parer de diamants

    ces poèmes charmants.

     

    Au soleil je soustrais

    tout l'éclat de ses rais

    pour entrelacer d'or

    les émois de vos cœurs.

     

    C'est pour vous que je slame

    tous ces maux qui s'enflamment

    des feux de l'amitié

    que vous me partagez.





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